"En fait, Lui c'était mon meilleur ami avant d'être mon copain. C'est le garçon qui m'a empêché de devenir complètement dingue les mois qui ont suivis ma rupture, celui qui acceptait mes fautes et mes envies, qui me prêtait son lit et qui dormait par terre, qui me retirait les verres de vodka quand je ne tenais plus debout, qui calmait les esprits quand j'avais (encore) fait une connerie. Qui me prenait par la main quand le monde était un salaud et les gens plus encore, qui me confiait ses secrets et écoutait les miens. C'est le garçon qui me plaisait le plus physiquement. Celui qui me protégeait, qui me disait qu'il était content d'être dans ma vie et qui avait peur pour moi quand je débordais parfois. Celui que j'appelais quand je m'ennuyais, celui que j'avais envie d'embrasser depuis des mois."

Et Maintenant je l'aime, je l'aime, je l'aime...

# Posté le samedi 08 septembre 2007 09:28

Modifié le mardi 10 novembre 2009 12:48

> On ne peut le saisir : le bonheur a des ailes. [Damoclès Vieux]

Je me suis toujours demandé comment écrire sur le bonheur. Comment parler d'un sentiment indomptable et fugace sans tenter de le comprendre? Comment vendre nos émotions comme sur un étalage sans faire chier les gens qui nous lisent? Comment dire "je suis heureuse" sans qu'on nous crache à la gueule? C'est bien trop facile.
Et pourtant, ce soir je me décide, je sors de mes retranchements, j'arrète de jouer la torturée, droguée aux plaisirs de la chair et abonnée à la provoc'. Ce soir, j'arrète, je tombe le masque, je ne veux plus être une tragédienne grecque qui fait couler son mascara, qui veut révolutionner le monde à coup de cigarettes, regards plus sexuels que sensuels, préservatifs usagés, et de baisers mal donnés. Crachez moi tous à la gueule, dites moi que je perds ma saveur, mon identité et sortez les sifflets, les cartons jaunes et rouges... Sortez moi du terrain. Je m'en fous, je m'en fous tellement désormais. Dites moi que je suis une gamine, encore plus naive qu'avant, que je me gourre encore, toujours. Ca coule sur ma peau sans s'arrèter, mais ça ne sera jamais à la hauteur de ses caresses. Je n'ai plus besoin d'avoir mal pour exister, je n'ai plus besoin d'être mal pour aimer, je suis à lui. Je suis hors cliché, il n'est pas l'homme de ma vie, ni mon premier, ni mon dernier, mais je l'aime...

# Posté le dimanche 09 septembre 2007 06:36

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 13:19

Elle est si loin.

# Posté le vendredi 08 février 2008 15:59

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 13:33

Je tape des mots désordonnés sur un clavier poussiéreux, je tente en vain de faire une place dans ma tête, pour ne garder que l'essentiel, pour te garder toi aussi, un peu.


J'aimerais écrire sur la môme que j'étais. Avant aujourd'hui, et mes peurs chroniques d'abandon.
Mais je ne sais pas quoi dire, je me suis un peu perdue en route et je me rappelle juste de ma détermination, de mon nom de famille qui provoquait les rires, et moi qui provoquait tout court.
Je n'ai pas envie d'épiloguer. Je ne vais pas faire un résumé de la situation initiale parfaite et du bouleversement qui a tout foutu en l'air. Je n'ai pas envie d'écrire un roman sur mes démons et ma vie. Aucun intérêt.

Maintenant, je suis une trouillarde.
Une fausse aventurière qui chiale en silence.
J'ai peur.

photo: Nawelle A., mon AS, mon Amour. J'ai toujours moins peur avec elle.

# Posté le samedi 08 septembre 2007 12:43

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 13:31

Je ne rattrape personne, ni l'amour, ni l'envie, pas même les papillons. Toi t'es comme un papillon, un moment fugace, un indiscible attachement, une drogue douce ou dure, pourvu qu'elle te colle au pavé. J'avais l'impression de t'avoir abonné à mes sourires, de pouvoir t'habituer au gout de mes lévres. D'avoir battu ta chrysalide, d'avoir plus d'importance que les autres lepidoptères qui t'entourent, plus d'importance que la musique, les airs que tu fredonnent et l'environnement que tu caresses du regard. Tu es comme une bulle de savon, qui éclate quand elle nous fait rire aux éclats, un pompom de manége que le gamin d'en face attrape avant nous, ou un slow qui se termine sans que le garçon dont on rêve ne nous invite sur la piste. Je sens que tes ailes se font, se défont, je te sens partir et je n'ai pas la force de te retenir. Ce n'est plus mon rôle. J'ai les yeux grands ouverts, et ça me picote la gorge. Bordel, c'est con. C'est con d'aimer, le mal d'aimer, le mal d'amour, c'est con, c'est tellement con. C'est tellement con que tu partes, maintenant, et que je reste sur le quai. Tellement con que tu ne m'emmènes pas, que tu ne restes pas. Il y a beaucoup de trucs tellement cons mais je crois que je n'ai jamais eu le coeur aussi libre de le dire ce soir. Je ne pleurerai pas. Je n'ai plus de larme, je t'aime. Ce que c'est con d'aimer...

# Posté le samedi 05 janvier 2008 14:25

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 13:33